La première fois, nous étions au schnorchel et personne ne peut exactement dire ce qui a pu se passer mais le clapet du tube d'air s'est coincé en position "ouvert", nous avons embarqué plusieurs tonnes d'eau et heureusement que tout le personnel de quart a réagi avec promptitude et sang froid sinon: inch'allah.
La deuxième fois, en allant prendre mon quart aux moteurs électriques je passe devant la cuisine située sur les type "Narval", à babord derrière le C.O. et bien sûr comme sur tous les sous-marins français, en face des poulaines et que vois-je ? des lapins avec encore du poil aux pattes.
Je réussis sans que personne ne me voit, à récupérer le bout d’une patte, je l’attache à un bout de ficelle et lorsque je traverse le compartiment "Diesels", je fais tournoyer la patte comme un pendule au-dessus des moteurs. Fier de moi ( il est vrai que l’on est des fois inconscient quand on est jeune ) , j'assure mon quart à la propulsion et lorsque l’on veut lancer les moteur Diesel pour faire un transit sous menace aérienne ( Scnorchel ) j'ai la surprise de voir qu’un des moteurs ne démarre pas je ne sais plus pour quelle raison ( une culasse je crois ) et nous sommes rentrés à la base avec une semaine d’avance pour réparation ce qui a été très apprécié de l’équipage.
Un rapport a bien sûr été fait par le Commandant sur ces coïncidences entre avaries et la bête aux longues oreilles et depuis cette époque, plus aucun sous-marinier n’a mangé de lapin en mer. "
Donc c'est du sérieux
, et si un marin vous rudoie à ce propos, songez à la mémoire collective des gens de mer 
Par Bratisla
Rédigé par Peuuuur Noel
article mis en ligne le 11 juin 2005 à 16h12,
dernière mise à jour : 11 juin 2005 à 16h12.
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